Ce vendredi 24 juillet 2026, T18 propose une immersion unique dans l’univers de « M comme Maison », avec quatre numéros sélectionnés qui mettent en lumière l’âme de cette émission maison. Animé par Stéphane Thebaut, le programme explore depuis plus de vingt ans les coulisses de l’habitat, mêlant architecture, décoration et artisanat avec une touche d’authenticité rare à la télévision. Ce rendez-vous invite à redécouvrir des lieux chargés d’histoire et de style, ainsi que des talents qui bousculent les codes, toujours loin des sentiers battus. Les rediffusions permettent aussi de saisir les dynamiques qui traversent la rénovation et l’échange autour de l’art de vivre dans différents territoires français.
Parmi les temps forts de cette soirée, on retrouve les expérimentations portées par le campus MaNa à Champignelles, qui associe innovation et métiers d’art dans un écrin bucolique, sans oublier la découverte de villages pittoresques comme Fontaine-le-Port et Bourron-Marlotte, où la création s’exprime à travers des œuvres mêlant matériaux nobles et savoir-faire contemporains. L’émission traverse ensuite les ruelles colorées de Trentemoult, offrant une rencontre intime avec artisans et artistes dans un décor marqué par l’histoire et la créativité. Enfin, Nantes se dévoile sous un angle inédit, entre design d’intérieur et artisans d’art qui donnent vie à des pièces uniques, où tradition et modernité dialoguent sans filtre.
Cette programmation témoigne d’une diversité réjouissante des sujets abordés dans « M comme Maison ». Entre la mise en valeur des savoir-faire hérités et l’initiative audacieuse de créateurs peu communs, l’émission incarne une approche renouvelée de la décoration et de l’architecture, qui n’oublie jamais l’humain derrière chaque projet. Une soirée à ne pas manquer, pour ceux qui aiment à la fois observer les détails, comprendre les choix esthétiques et s’inspirer des possibles pour leur propre intérieur. Une belle occasion de saisir pourquoi « M comme Maison » demeure un repère solide sur T18 pour les passionnés de maisons et de culture du lieu.
un regard sur design et artisanat à Champignelles
Le premier numéro rediffusé ce vendredi s’attarde sur le campus MaNa, implanté à Champignelles, un lieu singulier pensé pour conjuguer formation, création et innovation dans les métiers d’art. Thomas et Sophie Dariel ont investi une ancienne école vétérinaire à Maisons-Alfort pour créer un parc de 37 hectares qui réunit des ateliers, espaces de vie et salles d’exposition. Ce qui frappe d’emblée dans ce projet, c’est l’équilibre entre le passé et le futur, incarné aussi bien dans la brique et les pierres que dans les méthodes et matériaux expérimentés.
Thomas Dariel, fondateur de ce campus, affiche une vision éclectique qui mélange audace et poésie. Son studio signe des créations souvent décalées qui remettent en question les standards de la décoration classique, tout en célébrant des savoir-faire ancestraux. On comprend vite que MaNa ne se limite pas à un centre de formation, mais agit comme un véritable laboratoire où le travail du bois, le métal, la céramique et d’autres matériaux sont envisagés sous un angle réinventé.
On découvre notamment l’atelier Bois Noir, fondé en 2021 par un duo associant ingénierie industrielle et ébénisterie. Leur démarche combine technique traditionnelle et respect écologique, avec une attention portée sur la technique japonaise du bois brûlé, le Shou Sugi Ban, qui offre un rendu aussi esthétique que durable. C’est un beau contraste que ce bois carbonisé sur des meubles taillés au millimètre, donnant à chaque pièce une patine unique, entre rusticité et sophistication.
Lisons une autre facette de cette soirée avec Lison de Caunes, qui travaille la marqueterie de paille. Peu connue, cette technique transforme un matériau naturel, humble, en créations délicates et raffinées, oscillant entre art et artisanat. Ce travail étonne par sa légèreté et la finesse de ses motifs, où la nature sert de source d’inspiration, mêlant modernité et réminiscences anciennes.
La vannerie occupe aussi une place d’honneur avec Marie Drouet, dont les gestes précis donnent forme à des pièces où chaque fibre raconte un lien entre impermanence et mémoire. Son travail, bien que traditionnel, intègre une touche contemporaine qui fait toute la différence, créant ainsi un pont entre les époques. Enfin, la Métairie Bruyère, ancienne ferme transformée en atelier de gravure et d’édition d’art par Anne et Jean-Marie Dallet, sert de dernier arrêt à ce parcours. L’atelier s’affirme comme un espace de rencontre et de transmission où la création s’épanouit bien au-delà de la simple production.
Cette première rediffusion dévoile la vitalité d’un secteur souvent perçu comme élitiste, mais qui ici apparaît accessible, généreux, capable de réinventer la maison commune avec des gestes aussi précis que chargés de sens. La transition vers les numéros suivants, plus urbanisés, donnera une autre perspective de la relation entre habitat et création.
créateurs d’exception à Fontaine-le-port et Bourron-marlotte
La soirée se poursuit avec un numéro qui explore deux petites communes pleines de caractère, Fontaine-le-Port et Bourron-Marlotte. Ces villages montrent ce que peut offrir une ruralité créative, où le travail artisanal côtoie la nature et le patrimoine de manière presque intime. On y croise Eric Schmitt, sculpteur qui joue avec des matériaux lourds comme le bronze, le verre et le marbre, mêlant rigidité et transparence dans des œuvres où la tension plastique se fait poésie.
Juste à côté, Jean-Guillaume Mathiaut explore un bois fossilisé longtemps laissé de côté, pour en faire du mobilier à la fois sculptural et fonctionnel. Cette transformation interpelle par sa capacité à rendre hommage aux matières anciennes sans pour autant se cantonner à un style traditionnel – l’approche reste inventive, audacieuse, dans un rapport presque organique avec le matériel.
La Grange Saint Martin, maison d’hôtes située sur 15 hectares de bois et de prairies, illustre comment des espaces ruraux peuvent embrasser le design contemporain sans trahir leur origine. Ce lieu sert à la fois de refuge et de vitrine d’un art de vivre mêlant simplicité et sophistication discrète. Delphine Ferré, plasticienne, complète ce tableau avec son travail sur le Tyvek, matière industrielle transformée en dentelles légères qu’elle nomme « dentello-thérapie ». L’idée qu’un matériau aussi froid puisse devenir aussi fin et souple interpelle et invite à reconsidérer le lien entre artisanat et industrialisation.
Ces créations questionnent les frontières entre art, artisanat et design. L’émission s’attarde sur chaque détail, qu’il s’agisse des éclats du verre de Schmitt ou des translucides dentelles de Ferré, révélant une approche à la fois exigeante et sensible. Ces rencontres dévoilent aussi un paysage local riche en talents souvent confidentiels, qui portent pourtant des savoir-faire précis et authentiques souvent méconnus du grand public.
Le spectateur découvre comment la télévision peut devenir un terrain idéal pour ce type de portraits, offrant le temps nécessaire pour capter les gestes et les idées à l’œuvre dans ces niches. Voilà un contrepoint marqué avec les derniers numéros, tournés vers l’urbanité et l’habitat contemporain.
ambiance unique à trentemoult, entre histoire et modernité
En s’immergeant dans Trentemoult, un village en bord de Loire rattaché à la commune de Rezé, l’émission propose un voyage dans une communauté soudée où la maison joue un rôle central. Cette ancienne cité de pêcheurs séduit par ses ruelles étroites et ses façades colorées, un décor simple mais vibrant qui invite à ralentir.
Le point culminant ici reste le showroom et la maison de Lionnel Maillet, installé dans une ancienne guinguette. Ce lieu mélange mobilier restauré et objets aux matériaux nobles comme le teck, sélectionnés ou revisités avec soin. Chaque pièce évoque une histoire et témoigne d’un goût pour le mobilier qui traverse le temps avec élégance. Cette restauration témoigne d’un attachement profond à la mémoire des lieux, sans rien sacrifier au confort et à la modernité.
Le Hangar du Pendule accueille plus d’une quinzaine d’artistes et artisans, dont Xavier Farges, sculpteur travaillant la pierre, et Damien Hamon, ébéniste et designer spécialisé dans le mobilier contemporain. Ce passage montre bien comment un lieu collectif anime un bassin d’activités créatives, mêlant disciplines et générations. Damien Hamon, reconnu pour son travail de découpe fine, d’assemblage complexe et ses recherches autour du cintrage, repousse sans cesse les limites du savoir-faire traditionnel et explore des formes innovantes.
Loin d’être un simple reportage, l’émission dépeint ici un microcosme où artisanat, histoire et création dialoguent, portant aussi un regard sur la nature, incarnée par le Jardin extraordinaire, étalé sur 3,5 hectares en bord de Loire et piloté par Romaric Perrocheau, directeur nature et jardin. Ce lieu luxuriant organise ses espaces autour d’une grande cascade mêlant végétation locale et architecture paysagère, une étape inattendue qui invite au calme et à la contemplation.
Ce portrait ouvre le spectre sur l’interaction entre lieu, matériau et communauté, chaque facteur contribuant à définir un territoire et une façon de vivre la maison. Une expérience que la télévision, à travers cette émission, restitue avec subtilité.
créations et savoir-faire à Nantes, une ville d’art et de design
Enfin, le retour à Nantes propose un regard multiple sur cette métropole, sixième ville de France, reconnue pour ses initiatives culturelles et l’attention portée à la qualité de vie. L’émission s’y intéresse particulièrement à plusieurs talents locaux qui travaillent autour du bois, de la porcelaine et du verre, et qui transforment le quotidien en quelque chose d’artistique et unique.
Jérôme Clynckemaille, designer d’intérieur, dévoile une maison des années 50, longtemps laissée en sommeil, qu’il a remise au goût du jour. Cette rénovation illustre combien on peut conjuguer respect de l’architecture d’origine et demande contemporaine, entre confort, matériaux et lumière. Plus étonnant encore, le duo composé de Benjamin Fély, designer ébéniste, et Ambre Hervo, céramiste, travaille main dans la main pour créer des luminaires où le bois réchauffe la porcelaine. Leur collaboration produit de petites séries qui mêlent naturel et élégance, donnant à chaque pièce une identité forte et discrète.
Simon Muller, maître verrier formé en Europe et en Amérique du Nord, dédie son atelier à des créations contemporaines qui mêlent un savoir-faire technique poussé à une créativité sans frontières. Sa maîtrise du verre impressionne, la matière se transformant en œuvres qui intriguent autant par leur forme que par leur transparence.
Enfin, l’Atelier du Petit Parc symbolise une tendance forte : le mariage du mobilier vintage et du design jeune, avec une sélection soignée orchestrée par Muriel. Cet espace propose des objets et meubles des années 50 à 70 restaurés avec un grand soin, où chaque élément raconte une histoire et propose une approche accessible de la décoration. Cette proposition complète bien l’ensemble des sujets abordés, entre héritage et innovation, confort et esthétique.
| Émission | Lieu | Points forts | Artisans / créateurs |
|---|---|---|---|
| Design, architecture et métiers d’art | Champignelles | Campus expérimental, innovation artisanale | Thomas Dariel, Atelier Bois Noir, Lison de Caunes, Marie Drouet |
| Créateurs hors normes et lieu d’exception | Fontaine-le-Port, Bourron-Marlotte | Matériaux nobles, créativité rurale, dentello-thérapie | Eric Schmitt, Jean-Guillaume Mathiaut, Delphine Ferré |
| Trentemoult | Rezé | Architecture ancienne, showroom mobilier, lieu collectif | Lionnel Maillet, Xavier Farges, Damien Hamon |
| Nantes | Nantes | Rénovation maison années 50, luminaires bois et porcelaine | Jérôme Clynckemaille, Benjamin Fély, Ambre Hervo, Simon Muller |
- Une exploration des liens entre patrimoine, artisanat et éco-responsabilité
- Des parcours qui mêlent ancienne et nouvelle architecture
- Une plongée dans des techniques rares ou méconnues comme le Shou Sugi Ban ou la marqueterie de paille
- Un regard singulier sur des artisans et artistes souvent méconnus
- Un équilibre entre tradition et contemporanéité touchant aussi bien les campagnes que les villes
Comment suivre l’émission M comme Maison sur T18 ?
L’émission M comme Maison est diffusée sur T18, avec des rediffusions souvent proposées le vendredi soir. Pour ne rien manquer, consultez le programme local ou les sites de replay streaming.
Qui est Stéphane Thebaut ?
Stéphane Thebaut présente M comme Maison depuis plus de 20 ans, naviguant entre découvertes d’intérieurs, artisanat et innovations dans la décoration et l’architecture.
Où puis-je voir les rediffusions et en replay ?
Les rediffusions de M comme Maison sont accessibles sur T18. Plusieurs plateformes de streaming offrent aussi la possibilité de revoir certains numéros, comme indiqué dans les programmes télé.
Quelles techniques artisanales sont mises en avant dans l’émission ?
L’émission présente des savoir-faire variés, allant du bois brûlé japonais Shou Sugi Ban, à la marqueterie de paille, en passant par la vannerie et les travaux de verre ou porcelaine.
Comment M comme Maison traite-t-elle la rénovation ?
M comme Maison aborde régulièrement la rénovation de maisons anciennes avec un regard actuel, mêlant respect des styles d’origine et intégration d’éléments modernes adaptés aux besoins contemporains.